Regards croisés entre le Cameroun et la Suisse
À peine arrivé en Suisse, notre envoyé Colbert Sangnie partage ses premières impressions. Entre découvertes, rencontres et comparaisons avec son Cameroun natal, il raconte le début d’un séjour placé sous le signe de l’échange, de l’agroécologie et de l’apprentissage mutuel. Une expérience qui nourrit déjà sa réflexion sur les défis communs et les solutions que les deux pays peuvent s’apporter.
Au marché de Sion

Premiers pas en Suisse
Je m’appelle Joseph Colbert Sangnie et je viens du Cameroun, où je travaille comme responsable de la production biologique et du commerce équitable au sein de TerrEspoir Cameroun. Grâce à l’invitation de DM, je séjourne en Suisse du 6 juin au 5 juillet dans le cadre d’un programme d’échange et de partage d’expériences dans le domaine de l’agroécologie.
Ce que j’imaginais de la Suisse avant mon arrivée
Depuis le Cameroun, je me représentais la Suisse comme un pays modèle en matière d’organisation, de respect des règles et de protection de l’environnement. Je m’attendais à découvrir des infrastructures performantes ainsi qu’un climat très différent de celui de mon pays, avec des températures plus fraîches.
J’étais particulièrement curieux de découvrir une agriculture moderne, fortement mécanisée et soutenue par des politiques publiques efficaces. Je souhaitais également mieux comprendre les pratiques favorables à la biodiversité, l’agriculture biologique et agroécologique, ainsi que les mécanismes permettant de valoriser le travail des producteurs tout en préservant l’environnement.
J’imaginais enfin une population discrète mais respectueuse, attachée au dialogue, à la ponctualité et à la responsabilité collective.
Colbert avec les collaborateurs du secrétariat DM

Un échange dans les deux sens
Je ne suis pas venu uniquement pour apprendre. Je suis également venu partager l’expérience des producteur·trices camerounais, convaincu que chacun·e a quelque chose à apporter à l’autre. C’est tout le sens de cet échange porté par DM : favoriser les apprentissages mutuels et construire des ponts entre les peuples.
Au Cameroun, les agriculteur·trices font preuve d’une grande résilience face aux défis climatiques et économiques. Ils développent des solutions innovantes pour préserver les sols, diversifier les productions et maintenir la biodiversité. Cette expérience mérite aussi d’être partagée.
À la ferme Emmi

À suivre…
Ces premières impressions ne sont que le début de cette expérience. Au fil des semaines, les rencontres, les visites de terrain et les échanges avec les familles d’accueil, les producteurs et les partenaires suisses viendront enrichir ce regard croisé entre le Cameroun et la Suisse. Dans un prochain témoignage, je partagerai le bilan de ce séjour et les enseignements que j’en rapporte pour TerrEspoir Cameroun.
Colbert Sangnie
Responsable production biologique et commerce équitable TerrEspoir
Cameroun
Notre envoyé Colbert Sangnie

Colbert Sangnie est chargé du suivi des producteur·trices et responsable qualité chez TerrEspoir Cameroun depuis 2021. Expert en développement durable et en économie circulaire, il possède une solide expérience dans l’agriculture durable, le commerce équitable et les échanges internationaux. En séjour en Suisse, il découvre les pratiques locales tout en partageant l’expertise développée par les producteur·trices camerounais, dans un esprit d’apprentissage mutuel et de réciprocité.








