Accompagnement des orphelins à Rubengera
La communauté des sœurs « ABAJA BA KRISTO » de Rubengera s’est donnée, entre autres, une tâche de témoignage au Christ auprès des enfants. Suite à la terrible guerre civile de 1994 et au génocide qui l’a caractérisée, on a évalué à plus de 200'000 les orphelins au Rwanda. La tâche d’accompagnement est donc immense, mais les familles rwandaises survivantes ont manifesté un très grand élan de solidarité : spontanément la plupart du temps, elles ont partagé le peu qu’il leur restait. Ainsi ont survécu des milliers d’enfants, pendant que des structures d’appui se mettaient en place progressivement.
Dans ce contexte, outre le village d’orphelins, la Communauté des sœurs a organisé un service d’accompagnement et de suivi de familles ayant accueilli des orphelins. Fin 2004, ce sont 156 enfants qui sont visités régulièrement dans les familles d’accueil, par quatre sœurs et le pasteur aumônier formés pour cette tâche. Leur rôle consiste à veiller au bien-être des enfants, à évaluer les besoins du groupe familial d’accueil et à fournir le complément indispensable de nourriture ou de vêtements (par des dons en nature appropriés palliant le besoin de susciter une dépendance). Mais il s’agit aussi d’apporter conseils et encouragements, d’aider à prévenir ou résoudre les conflits (il y a des orphelins adolescents ou jeunes adultes), d’assurer une scolarité adéquate (il y a parfois un écolage à payer).
La préparation à l’indépendance économique des orphelins devient un défi important. C’est pourquoi des subventions sont aussi nécessaires pour leur permettre de se lancer dans une activité économique stimulante et rentable. Ces dernières années, une centaine de chèvres, des outils agricoles, des semences ont été achetés dans ce but.
La promotion d’une « diaconie de la paix » constitue un élément fondamental de ce programme. Les activités thérapeutiques et éducatives (sur des thèmes que l’aide à la résolution pacifique de conflits) visent à éviter, chez les orphelins qui ont été victimes de la violence, le recours inconscient à de nouvelles violences plus tard (comme certaines expériences l’ont déjà montré par ailleurs).
Un groupe de parrainage soutient, au travers de DM-échange et mission, cette action d’accompagnement des orphelins placés en familles. Son coût a été évalué, en moyenne, à Fr. 50.-/mois par enfant. C’est le montant que nous proposons aux souscripteurs d’un parrainage ou comme référence pour ceux qui voudraient faire de ce projet une action ponctuelle.
> Photos du travail de la communauté auprès des orphelins
Centre pour enfants de la rue (CPAJ)
Des centaines de milliers d’enfants et de jeunes n’ont pas repris leurs études après la guerre et le génocide de 1994, car ils ont dû trouver leur nourriture et parfois celle de leurs petits frères et sœurs. Certains d’entre eux sont allés vivre ou gagner un peu d’argent dans la rue.
En juin 1998, pour répondre au désespoir des enfants de la rue, l’Eglise presbytérienne au Rwanda (EPR), partenaire de DM-échange et mission, a ouvert à Kigali le centre presbytérien d’amour des jeunes (CPAJ). Son but est de réintégrer ces enfants par la scolarisation ou le travail.
Le CPAJ est actif dans quatre domaines : la réintégration familiale, la réintégration scolaire, la formation professionnelle et l’appui psychosocial. Chaque volet d’activité dispose de stratégies précises.
1. Réintégration familiale: faire sortir l’enfant de la rue
Six mois de transition au CPAJ : Connaître les problèmes qui ont poussé l’enfant à quitter la famille, essayer de trouver des solutions à ces problèmes.
Visiter les familles avant la réintégration de l’enfant
Réintégrer l’enfant dans sa propre famille ou une famille d’accueil. Par cela, l’enfant apprendra à vivre en famille et en communauté, même si dans des conditions difficiles.
Suivre l’enfant dans la famille après la réintégration, traiter des problèmes éventuels
2. Réintégration scolaire
Pendant les six mois de transition, l’enfant est réorienté soit dans une formation professionnelle ou la formation scolaire selon son choix
Assurer la base matérielle d’une formation scolaire réussie : repas de midi, uniformes scolaires et paiement des minervals, cours du soir, soins médicaux
Intéresser les enfants à réussir les examens étatiques en vue de continuer leur formation dans les écoles étatiques.
3. Formation professionnelle
Quatre métiers sont enseignés, dont la boulangerie, la couture, la coiffure et la sérigraphie. Ce travail sera effectué par les formateurs.
En parallèle avec les cours spécifiques aux métiers, des informations sur le groupement en association et la gestion des finances seront données par le comptable du centre.
4. Appui psychosocial et moral
Une approche de l’écoute des enfants/jeunes est exécutée par les encadreurs sociaux.
Budget 2010 : CHF 62'400.-
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