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De 2002 à 2004, Nicolas, pasteur, a été envoyé avec sa famille auprès de l’Eglise évangélique du Christ au Mozambique, province de Zambézia.
Depuis 2004, cette Eglise l’a mis à disposition d’un séminaire de formation théologique, le Séminaire Uni de Ricatla (SUR), près de Maputo. Les tâches de Nicolas au SUR :
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enseignement théologique
- cours de théologie par correspondance pour les Eglises du Centre et du Nord Mozambique
- séminaire semestriel pour les « ouvriers » de son Eglise d’accueil
- consultant de la DDC pour la réalisation du Centre Junod, destiné à la préservation et la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine de la Mission suisse au Mozambique.
Eliane enseigne le français aux étudiants du SUR.
Ce dimanche-là, la paroisse de l’Eglise évangélique du Christ au Mozambique m’avait sollicité pour apporter le message. Cette Eglise, située dans la ville de Matola - à quelques kilomètres de la capitale - réunit essentiellement des chrétiens originaires de la Province de Zambézie « montés » à Maputo à la recherche bien souvent d’un emploi. La langue de communication reste donc leur langue maternelle, le lomwé.
Arrivé sur place, j’apprends que le pasteur - lequel a fait construire une église toute de simplicité sur son terrain à côté de sa maison - est atteint de malaria et que de forts maux de tête vont l’empêcher de participer au culte.
Ce dernier se déroule normalement et est présidé, comme le veut l’habitude, par les anciens. A la sortie, toute la communauté est invitée à se rendre sur la véranda de la maison du pasteur afin de procéder à une cérémonie dite de consolation. Nous étions bien une quarantaine à l’entourer, lui, assis sur une chaise, l’air tout abattu. On me demande alors de lire un passage biblique adapté à la situation et suivi de quelques paroles. Je choisi les premiers versets du Psaume 37 qui sont comme une invitation à remettre nos vies entre les mains de Dieu. Après, suivent quelques prières libres ainsi que un ou deux chants.
Ce moment terminé, la même communauté est invitée à se rendre à pied à deux kilomètres de distance à la maison d’une famille endeuillée. Je prends quelques femmes dans la voiture et les laisse un peu plus loin, sur le chemin qui les conduira à cet autre lieu de visite. Impressionnant, vous ne trouvez pas ?
La précarité de la vie est telle - je rappelle que l’espérance de vie au Mozambique est en-dessous des quarante ans - que la maladie bénéficie de toutes les attentions. Il est certain qu’une petite communauté comme celle-ci, constituée pour la plupart de personnes déracinées, se serre les coudes et vit de façon intense les divers événements qui affectent la vie de ses membres.
Mais, pour ce qui me concerne, c’est à chaque fois une « expérience de vie ». Dans de tels moments on est, qu’on le veuille ou pas, ramené à l’essentiel : la fragilité de la vie, la valeur de la visite, l’importance des liens sociaux, la confiance en Dieu.
Nicolas Monnier
Nous avons besoin de Fr. 105'225.- par année pour l’envoi de Nicolas et Eliane Monnier au Mozambique.
Pour les soutenir : CCP 10-700-2
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