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Les liens entre l’EPM et la Suisse existent depuis plusieurs dizaines d’années, dans un premier temps par l’intermédiaire d’un pasteur suisse. Celui-ci a contribué dans les années soixante, probablement en lien avec l’Eglise presbytérienne écossaise, à la mise en route du processus d’indépendance qui s’est finalisé avec l’aide de trois couples pastoraux suisses dans les années septante.
La période entre 1979 et 2008, a permis à l’EPM de s’approprier son nouveau statut d’Eglise indépendante. Son développement, entre tradition missionnaire et culture autochtone, ne s’est pas fait de manière uniforme entre les différentes paroisses et régions de l’île. L’exode des cerveaux, liée à l’indépendance de l’île et le renforcement de la présence d’Eglises pentecôtistes a pesé sur la croissance de l’EPM qui a passé d’environ 3'000 à quelques 1'000 membres (dont env. 200 expatriés pour la plupart malgache) aujourd’hui. Trois pasteurs assurent la vie communautaire et spirituelle de l’Eglise, accompagnés par quatre aides pastoraux à temps partiels.
Dans ce contexte, l’EPM cherche à redéfinir son ministère autour de trois axes qui permettent d’assurer l’unité de l’Eglise dans la diversité des paroisses : la croissance personnelle par un renouveau au niveau des cultes, la croissance de la vie communautaire par la mise en place de groupes de maison et la croissance de la mission vers l’extérieur par la mise sur pied de campagnes et d’actions diverses tournées vers la société mauricienne.
L’EPM est membre de la Communauté d’Eglises en mission (Cevaa), ainsi que de la Communauté des Eglises protestantes de l'Océan indien (CEPOI). |