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DM-échange et mission s’engage à respecter et à promouvoir les valeurs de la bonne gouvernance, dans le cadre de sa politique, de son fonctionnement et dans ses relations.
DM-échange et mission engage les partenaires (Eglises et institutions) à respecter et à promouvoir les valeurs de la bonne gouvernance, dans le cadre général de leur politique et dans les programmes et projets de développement.
1. Introduction
La bonne gouvernance est un concept difficile à définir, car il dépend de notions culturelles et éthiques qui peuvent être différentes d’un pays à un autre, ou d’une culture à une autre. On peut néanmoins le circonscrire aux principes du droit international issu de la Charte universelle des droits de l’homme. La notion de bonne gouvernance ouvre aussi les débats sur la définition de la démocratie et sur ses variantes d’origine culturelle. Par ailleurs, sa conception peut varier selon la fonction qu’on lui attribue : elle peut être considérée comme un préalable à un développement juste et harmonieux ou bien une conséquence des politiques et actions de développement.
Pour plusieurs acteurs du développement, elle est un enjeu politique essentiel pour un développement mondial éthique : « La bonne gouvernance est le but prioritaire, supérieur à toutes mesures individuelles, d’une politique de développement motivée par l’éthique » in Règle d’or éthique pour la politique de développement / H.B. Peter, M. Kraut.- Berne : DDC, 2000.
1.1 Définition
La bonne gouvernance se définit comme la manière dont les autorités en exercice gèrent les ressources économiques et sociales d'un pays, d’une communauté ou d’une institution en faveur de son développement, à travers un ensemble de principes :
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le respect du droit et des droits humains,
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la transparence et l’efficacité de la gestion des affaires,
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la lutte contre la corruption,
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la promotion de la démocratie et le développement participatif et durable.
2. Cadre théologique
La Bible est explicite à maints égards sur les notions de gestion publique ou de corruption.
« Ne vous laissez pas corrompre par des cadeaux, car les cadeaux rendent aveugles même les plus clairvoyants et pervertissent les décisions des gens honnêtes » Ex 23,8
« Alors Jésus leur dit : - Eh bien ! Payez à l’empereur ce qui lui appartient, et payez à Dieu ce qui lui appartient » Lc 20,25
« Mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert. » Lc 22,26
L’attention portée « aux plus petits » doit se traduire aujourd’hui par une volonté de donner la parole aux pauvres, aux défavorisés et à la population en général, par la possibilité de faire partie du processus de décision et d’autodétermination.
La notion de bonne gouvernance (re?)-naît avec la politique mondiale de développement et la globalisation (G7, Banque mondiale, FMI). Correspond-elle à une vision théologique ? Correspond-elle aux cultures des pays du Sud ? N’est-elle pas un néo-colonialisme moral ? Est-elle une émanation du droit d’ingérence humanitaire ?
Responsabilisation de la communauté quant à son propre développement (cf. guetteurs EPA). Etre attentif à la bonne gouvernance chez nous, à DM-échange et mission, dans nos Eglises.
3. Buts et objectifs sectoriels
La bonne gouvernance est une notion qui traverse toutes les échelons d’une communauté et tous les programmes ou actions sectoriels.
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DM-échange et mission s’engage à respecter et à promouvoir les valeurs de la bonne gouvernance, dans le cadre de sa politique, de son fonctionnement et dans ses relations.
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DM-échange et mission engage les partenaires (Eglises et institutions) à respecter et à promouvoir les valeurs de la bonne gouvernance, dans le cadre général de leur politique et dans les programmes et projets de développement.
DM-échange et mission soutient deux objectifs prioritaires :
- La lutte contre la corruption
- Le développement participatif et durable
4. Nature des activités à promouvoir
a. Lutte contre la corruption
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Engager les partenaires à adopter un code de conduite volontaire qui contient des normes anti-corruption : respect de la dignité humaine, respect de l’intégrité morale, promotion de la justice, promotion de la transparence, respect des lois, refus de la corruption, droit de dénoncer la corruption et d’y résister, priorité de l’intérêt public sur l’intérêt individuel. DM-échange et mission et ses envoyéEs refusent d’entrer dans un schéma de corruption.
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Appuyer l’éducation religieuse et éthique des communautés en utilisant les canaux à disposition : Eglises, écoles, médias.
b. Développement participatif et durable
- Donner la parole aux acteurs/trices de la communauté (participation) et aux bénéficiaires des programmes. S’assurer que les plus pauvres ont-ils la possibilité de s’exprimer
- Veiller à la répartition équitable des moyens et des acquis.
- Rendre compte de la gestion (pas seulement au partenaire Nord, mais à l’Eglise, à la communauté, à la société civile…) de manière transparente.
5. Ressources à mobiliser
La bonne gouvernance est plus un état d’esprit qu’un programme de développement. Afin qu’elle ne reste pas une thématique théorique - ou un moyen d’acquérir un subventionnement à la mode - elle doit être la responsabilité de tous les acteurs/actrices de la relations. Chaque partenaire, au Nord comme au Sud, doit mobiliser ses propres ressources et engager ses propres moyens pour en mettre en œuvre les principes. La bonne gouvernance peut être considérée comme un modèle, mais pas comme une série de « recettes ».
Un suivi est indispensable pour assurer l’observance des valeurs et des critères de bonne gouvernance dans un programme/projet. La mise en place d’organes de « surveillance » (cf. guetteurs) peut-elle être envisagée ?
Les expériences menées par des partenaires doivent être valorisées et mises à disposition d’autres partenaires.
6. Le point sur les engagements actuels de DM-échange et mission et de ses partenaires
- EPA : programme « guetteurs »
- CIPCRE : campagnes « Semaines pascales »
- Togo : engagement dans la lutte contre la dictature
- Madagascar : indépendance vis-à-vis du pouvoir
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